Cet engagement a depuis été réaffirmé par le président nigérian Bola Ahmed Tinubu. Depuis lors, l'Office National des Hydrocarbures et des Mines (ONHYM) et la Nigerian National Petroleum Company Limited (NNPC Ltd.) pilotent conjointement sa mise en œuvre technique. Sa Majesté le Roi continue de suivre personnellement ce dossier, qu'il place au cœur de sa vision d'une Afrique intégrée, prospère et souveraine énergétiquement.
Sur le plan protocolaire, la journée du 19 juillet s'inscrit dans une séquence propre à la CEDEAO : l'Accord formalise l'adhésion collective des États membres au cadre juridique du projet, une étape avant tout juridique et institutionnelle. Le Maroc, non-membre de la CEDEAO, y était associé en tant que porteur historique du projet. Freetown, c'est donc la CEDEAO qui acte son adhésion — une étape logique et nécessaire, mais pas l'aboutissement du processus. La séquence véritablement décisive se jouera à la rentrée, au Maroc, où sera signé l'accord portant création de la société de gestion du gazoduc, dont le siège sera établi dans le Royaume. Cette cérémonie, qui marquera le passage à la phase opérationnelle et financière, devrait réunir Sa Majesté le Roi Mohammed VI, le président Tinubu et le président de la Mauritanie.
Au cœur de cette dynamique, la relation Maroc-Nigéria demeure la pierre angulaire du projet : un partenariat équilibré et stratégique, bâti sur une confiance réciproque, qui dépasse le seul cadre énergétique pour couvrir les dimensions économiques, politiques et sécuritaires. La coopération entre l'ONHYM et la NNPC est régulièrement citée comme un modèle de coopération Sud-Sud.
Au-delà de l'infrastructure, le Gazoduc Africain-Atlantique se veut un corridor d'intégration et de co-développement, un levier de souveraineté énergétique pour toute l'Afrique de l'Ouest — contribuant à la sécurité énergétique régionale, à l'industrialisation, à la création d'emplois et à l'ouverture de nouveaux débouchés vers l'Europe. Il s'inscrit pleinement dans la vision atlantique de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, qui fait de l'Atlantique un espace reliant l'Afrique, l'Europe et les Amériques : une autoroute de l'énergie, mais aussi du développement, au service d'une région intégrée et souveraine.