Après avoir annoncé sa candidature pour la présidence de la FIF, Cissé Souleymane a finalement décidé de ne pas prendre part au scrutin prévu en septembre prochain. Une décision qu’il présente comme « personnelle, réfléchie et pleinement assumée », tout en rejetant fermement les rumeurs faisant état d’un éventuel accord avec l’un des deux candidats officiellement engagés dans la course.
« Renoncer à une candidature n’est pas renoncer à un combat », a-t-il déclaré, estimant que sa démarche n’avait jamais constitué une fin en soi, mais plutôt un moyen de défendre une vision du football ivoirien.
Cissé Souleymane a tenu à être particulièrement clair sur les circonstances de son retrait. Il affirme n’avoir négocié ni poste, ni avantage financier, ni garantie en échange de sa décision.
« Je n’ai absolument rien reçu pour retirer ou ne pas déposer ma candidature : ni argent, ni poste, ni promesse, ni garantie », assure-t-il, ajoutant n’avoir discuté avec aucun des deux candidats concernés d’un éventuel retrait.
L’ancien joueur et dirigeant réfute ainsi catégoriquement les informations faisant état d’un prétendu arrangement. Il affirme également ne s’être entretenu avec aucun journaliste depuis le 10 août au sujet de sa décision et prévient que toute personne lui attribuant des propos qu’il n’a pas tenus devra en répondre.
« Notre ambition était de proposer une autre vision »
Dans sa déclaration, Cissé Souleymane revient longuement sur son parcours dans le football. Ancien joueur professionnel formé à Auxerre et à Nancy, il a évolué au Portugal et en Allemagne avant de porter le maillot de la sélection nationale ivoirienne.
Une grave blessure ayant mis fin à sa carrière de joueur, il s’est ensuite tourné vers les métiers d’entraîneur, de dirigeant et de directeur sportif. Il évoque également ses expériences en Europe, à Monaco, Bordeaux et Lausanne.
De retour en Côte d’Ivoire, il a fondé le Racing Club d’Abidjan (RCA), avec lequel il a remporté un titre de champion de Côte d’Ivoire et une Coupe nationale. Le club connaît toutefois actuellement une période plus difficile, après sa relégation en deuxième division.
Une situation que Cissé Souleymane dit assumer pleinement, au même titre que les succès précédemment enregistrés.
L’ancien candidat rappelle que sa vision du football ivoirien est notamment développée dans son ouvrage Le foot que nous méritons. Il plaide pour des clubs plus solides, une meilleure formation, davantage de perspectives pour les jeunes, le développement du football féminin ainsi qu’une véritable politique en faveur du football local et de masse.
Selon lui, les performances des Éléphants ne peuvent à elles seules constituer la mesure de la réussite du football ivoirien.
« La grandeur d’un football ne se mesure pas seulement aux trophées de son équipe nationale », soutient-il, estimant que la réussite doit également s’appuyer sur des clubs structurés, une formation performante et un développement durable du football à la base.
« Nous étions prêts à aller à cette élection et à la gagner »
Malgré son retrait, Cissé Souleymane assure que son équipe disposait d’un projet, d’une organisation et du soutien nécessaire pour participer au scrutin.
Pour lui, cette candidature aura permis d’ouvrir le débat sur l’avenir du football ivoirien et de démontrer qu’une autre vision était possible.
« Je ne renonce pas »
Cissé Souleymane entend désormais poursuivre son engagement dans le football ivoirien en dehors du processus électoral.
Il assure vouloir continuer à défendre la formation, les clubs, les jeunes, le football féminin, le développement du football local et de masse ainsi que la professionnalisation du secteur.
« Une élection a une date. Un mandat a une durée. Une candidature peut commencer et se terminer. Une conviction, elle, ne connaît pas de calendrier », écrit-il.
Et de conclure : « Je ne recule pas. Je choisis un chemin. Je ne pars pas. Je ne disparais pas. Je ne renie rien. Je continue. »
La candidature pour l’échéance électorale de 2026 s’arrête donc pour lui, mais il entend maintenir son projet et son engagement dans le football ivoirien.