Ce projet prévoit l’élargissement de l’accès à l’assurance maladie, la prise en compte des risques professionnels, ainsi que la création de produits contributifs adaptés aux revenus irréguliers. Les personnes concernées sont les petits exploitants, les artisans, les commerçants, les transporteurs, ainsi que l’ensemble des acteurs évoluant dans le secteur informel.
Adama Kamara, ministre de l’Emploi et de la Protection sociale, a expliqué que ce programme ambitionne de couvrir plus de cinq millions de travailleurs agricoles, artisanaux et informels, encore insuffisamment intégrés aux mécanismes formels de protection sociale. « Les acteurs agricoles et informels contribuent de manière déterminante à l’économie nationale ; il est donc essentiel qu’ils bénéficient d’une couverture efficace contre les risques sociaux », a-t-il ajouté, rappelant que le programme prévoit la structuration de 7 000 coopératives agricoles et artisanales, la promotion de l’autonomisation des femmes, ainsi que le développement d’emplois verts, dans la perspective d’une protection sociale durable et équitable.
Le Premier ministre, Robert Beugré Mambé, a relevé que ce renforcement, inscrit au cœur d’une vision de développement équitable, vise à soutenir des millions d’acteurs essentiels afin de consolider la cohésion nationale et de garantir un mieux-être durable pour chaque famille. Il a réaffirmé l’engagement du gouvernement à ne laisser aucun travailleur en marge.
Ce programme, qui bénéficie de l’appui technique et financier de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), s’inscrit dans la continuité des grandes réformes engagées, notamment la généralisation de la Couverture maladie universelle (CMU), les mesures exceptionnelles de gratuité en faveur des travailleurs informels, et la mise en œuvre du Régime social des travailleurs indépendants (RSTI).
Son déploiement est prévu dans les neuf agropoles du Programme national d’investissement agricole (PNIA II) et repose sur une approche intégrée combinant organisation communautaire, formation, amélioration des revenus, accès aux services de santé et mise à disposition d’infrastructures sociales de base.