La Haute Autorité pour la Bonne Gouvernance est l’entité anti-corruption de la Côte d’Ivoire. Notre mission consiste à veiller à l’application de l’ordonnance n° 2013-660 du 20 septembre 2013 relative à la prévention et à la répression de la corruption », a-t-il rappelé.
C'est pourquoi, il a déploré plusieurs saisines qui ne correspondent pas à son champ de compétence. « Près de 70 % des alertes que nous recevons ne concernent pas directement notre mission. Certains nous interpellent sur des opérations de déguerpissement, des licenciements contestés ou encore des questions sociétales, comme les questions de transgenres ou d'homosexualité", a-t-il expliqué.
En réponse à une question relative aux opérations de déguerpissement, il a fait savoir que la problématique du déguerpissement actuel en cette période de saison des pluies, relève avant tout de la salubrité publique et non des missions et attributions de la HABG.
Pour Épiphane Zoro Bi Ballo, il convient de distinguer les questions générales de gouvernance des faits de corruption. « Il s'agit effectivement de problèmes de gouvernance mais pas nécessairement de corruption », a-t-il souligné.
Toutefois, il a précisé que la HABG pourrait intervenir dans le cadre des opérations de déguerpissement si des actes de corruption ou des infractions assimilées étaient constatés.
Revenant sur les principales missions de son institution, il a évoqué l’élaboration de la stratégie nationale de lutte contre la corruption, la gestion des déclarations de patrimoine, la coordination des acteurs impliqués dans la prévention de la corruption, la promotion de la redevabilité, la lutte contre le blanchiment de capitaux, ainsi que le projet de création d’un indice national de gouvernance.
Le président de la HABG n'a pas manqué de saluer les efforts de digitalisation des services publics engagés par l’État ivoirien, qu’il considère comme un levier important dans la lutte contre la corruption et le renforcement de la bonne gouvernance.