Les policiers ont intercepté les victimes aux environs de 18 heures, lors d'un contrôle effectué au corridor de Daliguépa, sur l'axe Gagnoa-Oumé, à bord d'un car de transport en commun.
Les premières investigations ont permis d'établir que les huit victimes, toutes de nationalité burkinabè, dont trois mineures et cinq adultes, avaient été recrutées au Burkina Faso pour la destination Côte d'Ivoire, afin de travailler dans des plantations de cacao situées à Gogné, dans le département de Lakota.
L'enquête a conduit à l'interpellation de deux individus présumés impliqués dans ce réseau de traite des personnes. Il s'agit du recruteur et de la personne chargée d'exploiter les victimes à leur arrivée sur les sites de production. Les deux mis en cause seront présentés devant le Procureur de la République près le Tribunal de Gagnoa, tandis que les huit victimes bénéficieront d'une prise en charge par les services compétents.
Ce nouveau coup de filet illustre la vigilance permanente des forces de sécurité ivoiriennes et traduit la détermination des autorités à combattre toutes les formes de traite des personnes, d'exploitation et de travail des enfants.
Cette action s'inscrit pleinement dans la dynamique impulsée par Dominique Ouattara, Première Dame de Côte d'Ivoire et Présidente du Comité National de Surveillance des actions de lutte contre la Traite, l'Exploitation et le Travail des Enfants (CNS). Depuis plusieurs années, elle fait de la protection des enfants une priorité nationale, en mobilisant les pouvoirs publics, les partenaires techniques et financiers ainsi que l'ensemble des acteurs concernés afin d'éradiquer durablement ce fléau.
À travers cette nouvelle opération, la Côte d'Ivoire réaffirme sa ferme volonté de lutter contre les réseaux de traite des personnes et de garantir à chaque enfant le droit de grandir dans un environnement protecteur, à l'abri de toute forme d'exploitation.