Cécile Compaoré Zoungrana a estimé que cette initiative marque une étape importante pour assurer à l’ensemble de la population, y compris les adolescents et les jeunes, un accès respectueux et durable aux services de santé sexuelle et reproductive. Mme Compaoré Zoungrana a rappelé que la planification familiale constitue « un droit et un outil essentiel » pour réduire la mortalité maternelle, améliorer la santé des familles, renforcer la scolarisation des filles et soutenir le développement durable.
La cérémonie s’est déroulée en présence du ministre de la Santé, de l’Hygiène publique et de la Couverture maladie universelle, Pierre Dimba, à l’occasion de la semaine nationale qui coïncide avec la Journée mondiale de la contraception 2025, placée sous le thème « Briser les barrières, construire des ponts : accès contraceptif pour tous ». Le ministre Dimba a annoncé que 40 000 femmes bénéficieront cette année de services de santé de la reproduction, 20 000 autres recevront une information détaillée sur les méthodes contraceptives et en obtiendront effectivement les moyens, tandis que 10 550 nouvelles utilisatrices de méthodes modernes seront enregistrées. Cinquante femmes victimes de fistule obstétricale seront également prises en charge chirurgicalement.
Ces actions permettront de dépasser l’objectif annuel fixé, a indiqué le ministre Pierre Dimba qui a exprimé sa reconnaissance aux partenaires techniques et financiers ainsi qu’aux acteurs institutionnels, communautaires et sanitaires engagés dans la mise en œuvre de la stratégie nationale de planification familiale.
Les progrès accomplis au cours de la décennie grâce à la gratuité des services de planification familiale et des produits contraceptifs se traduisent par une hausse du taux de prévalence contraceptive, qui est passé de 13% en 2012 à 18% en 2021. Ces acquis ont permis d’éviter 640 000 grossesses non planifiées, de prévenir 200 000 avortements à risque et de sauver 1 600 vies.
Malgré cela, d’importantes disparités persistent selon les zones de résidence et les conditions socio-économiques. Le taux d’accès aux produits contraceptifs est de 20,8% en milieu urbain contre 14,7% en zone rurale, et certaines régions restent en retrait, comme le Bas-Sassandra (Nawa) où l’accessibilité atteint seulement 12%, contre 25,9% dans la région d’Abidjan. Pour atteindre l’objectif de 30% de prévalence contraceptive d’ici 2030, l’UNFPA estime qu’il sera nécessaire d’intensifier l’offre de services dans les zones les moins couvertes afin de réduire les inégalités et de garantir un accès véritablement équitable pour toutes les femmes en Côte d’Ivoire.
Source : AIP