Braman Koné a expliqué que Koné Katinan n’a jamais répondu aux questions, lors de l’audition. Il aurait refusé de répondre aux questions à lui adressées, et même refusé de signer le procès-verbal de l’audition. « Koné Katinan a refusé de répondre aux questions sur la plainte du RHDP », a-t-il confié, précisant que le procès-verbal de l’audition est valable au regard de l’article 62 du code de procédure pénal.
Et de souligner : « « Koné Katinan n’a pas été déféré sur la base de la plainte du RHDP » qui portait sur des propos de " diffamation, injure et diffusion de fausses nouvelles".
« J’ai clôturé l’enquête sur l’affaire de la plainte du RHDP », a-t-il dit, confiant que le plaignant du RHDP Cissé Bacongo a, également, été entendu dans cette affaire selon les règles et les lois en vigueur.
L'ordonnance de 2011 et l'annulation des actes
Sur les accusations en rapports avec les faits des élections de 2025, il a fait savoir que les avocats de M. Koné Katinan ont misé sur son statut d’ancien ministre ; par conséquent il devrait bénéficier d’une disposition particulière à la lumière de la loi n° 2005-201 du 16 juin 2005 régissant le statut d'ancien président de la République, d'ancien Chef ou Président d'Institution nationale et d'ancien membre du Gouvernement. Ce que le procureur dit avoir réfuté, tout en brandissant l’ordonnance de 2011, qui recadre bien le statut d’ancien ministre.
« L'ordonnance n° 2011-007 du 14 avril 2011 a formellement annulé tous les actes réglementaires et individuels pris sous l'autorité du gouvernement précédent (gouvernement Aké N'Gbo). Ainsi, la loi de 2005 n’est pas applicable dans ce contexte », a rappelé le procureur.
Pour Braman Koné, en se basant sur cette ordonnance, Koné Katinan n’a jamais été ministre et même le gouvernement Aké Ngbo n’a jamais existé.
« Aké Ngbo n’a jamais été Premier ministre et Koné Katinan n’a jamais été ministre de la République », a-t-il laissé entendre.
Concernant l’affaire du déguerpissement survenu dans la commune de Koumassi, quartier campement, il a affirmé : « Le Député de Gouméré-Tabagne est le financier et le commanditaire de la démolition des habitations de Koumassi Campement. C'est encore lui qui a contacté le fils de M. Alloui Brou Jacques en exigeant que son père réalise une vidéo pour endosser la responsabilité des démolitions. L'Assemblée nationale a été saisie, afin de lever son immunité et permettre à la justice d'engager des poursuites à son encontre ».