Cette action s’inscrit dans le cadre de la politique de réforme du secteur extractif engagée depuis l’adoption du nouveau code minier. Et ces fonds proviennent du Fonds minier de développement local du pays, un mécanisme créé par la législation minière malienne. Lequel mécanisme oriente une partie des revenus tirés de l’exploitation des ressources naturelles vers les collectivités territoriales.
Ce dispositif vise à financer des infrastructures de base, des programmes sociaux et des projets de développement économique dans les zones directement ou indirectement affectées par l’activité minière.
Le montant alloué s’élève à plus de 18,4 milliards de francs CFA. Les ressources sont réparties entre les collectivités selon un mécanisme de redistribution défini par la réglementation minière. La moitié de l’enveloppe est destinée aux communes situées dans les zones d’exploitation minière, tandis qu’une part est attribuée aux autres collectivités des mêmes zones et qu’un mécanisme de péréquation permet également d’étendre les retombées à l’ensemble des régions du pays.
Le Mali figure parmi les principaux producteurs d’or en Afrique de l’Ouest et l’activité minière constitue l’un des piliers de son économie. Le secteur représente une part importante des exportations nationales et contribue de manière significative aux recettes fiscales de l’État. Ces dernières années, les autorités ont engagé plusieurs réformes destinées à accroître les retombées économiques du secteur, notamment à travers l’adoption d’un nouveau code minier renforçant la participation de l’État et le contenu local.
A côté de l’exploitation aurifère, le pays développe également de nouveaux projets dans les minerais stratégiques, notamment le lithium. Plusieurs projets industriels ont été lancés dans ce domaine, afin de diversifier les ressources extractives et d’accompagner la demande mondiale croissante pour les métaux nécessaires à la transition énergétique.