L’accord trouvé entre les deux parties porte sur plusieurs points en lien avec la plus grande mine d'or du Mali, le gisement de Loulo-Gounkoto, sous exploitation de la canadienne Barrick Gold.
Cet accord, selon les informations de RFI, précise que toutes les charges contre Barrick Gold et ses employés sont abandonnées. A cela s’ajoute une éventuelle libération des quatre responsables maliens de la société détenus à Bamako depuis septembre 2024.
Par ailleurs, Barrick Gold assurera « les opérations de contrôle » sur le complexe minier aurifère de Loulo-Gounkoto qui était, auparavant, sous administration provisoire depuis le mois de juin après une escalade de tensions entre les deux parties.
En contrepartie , souligne le média français, Barrick s'engage à retirer sa demande d'arbitrage devant le Centre international pour le règlement des différends liés aux investissements (Cirdi), une organisation internationale faisant partie du groupe de la Banque mondiale basée à Washington.
Contreparties financières
Y-a-t-il eu aussi des contreparties financières ? Barrick Gold a-t-elle dû payer plus que les 85 millions de dollars déjà versés à l’État malien ? Si les clauses de l'accord n'ont pas fuité, Bloomberg affirme que Barrick a accepté de verser 244 milliards de francs CFA (430 millions de dollars) à Bamako...
L'annonce de cet accord semble avoir surpris tout le monde. « Elle est étonnante parce qu'il semblait que les parties étaient très éloignées et que l'État malien était convaincu qu'il devait reprendre possession de la mine pour l'exploiter lui-même », soutient Baptiste Rigaudeau, avocat spécialisé dans la résolution des litiges dans le secteur minier. « Cependant, il faut savoir que Barrick avait déjà été en contentieux avec le Mali sur cette même mine il y a quelques années et qu'un accord avait là aussi été trouvé », inssite-t-il.
Conseiller : Hilaire Diarra
Selon le média français, ce compromis pourrait être lié à l’arrivée de Hilaire Diarra au poste de conseiller du président Assimi Goïta sur les questions minières. Qui , il y a deux mois a permis une reprise du dialogue, tandis que côté Barrick, Mark Bristow, le patron historique de l'entreprise contre qui la junte malienne avait délivré un mandat d'arrêt international, a quitté le pays.