Dans un communiqué officiel signé par son président, Me Georges Joseph N’Goan, l’instance olympique rejette « des allégations dénuées de tout fondement » et accuse le groupe de vouloir « déstabiliser la dynamique positive » engagée ces dernières années.
Assemblée générale et gouvernance contestées
Au cœur des critiques du Groupe Solidarité figurent les conditions de tenue de l’assemblée générale du 6 décembre 2025. Le CNO-CIV assure que toutes les fédérations ont été régulièrement convoquées dans le respect des statuts. Il précise que les membres contestataires ont eux-mêmes boycotté la réunion.
L’institution affirme également que le quorum a été atteint avec 18 membres présents sur 31, en présence de représentants du ministère des Sports, balayant ainsi toute accusation d’irrégularité.
Budget et bourses olympiques : des clarifications apportées
Concernant le budget 2026 estimé à 2,1 milliards FCFA, le CNO-CIV explique qu’il est exceptionnel en raison des Jeux olympiques de la jeunesse prévus à Dakar. Les détails auraient été présentés lors de l’assemblée générale, à laquelle les contestataires étaient absents.
Sur les accusations de clientélisme dans l’attribution des bourses olympiques, le Comité rappelle que son rôle se limite à la présélection des candidats. La décision finale revient à la Solidarité olympique, après validation par les instances continentales et internationales.
Accusations d’ingérence rejetées
Le Groupe Solidarité accuse également le CNO-CIV d’ingérence dans les affaires internes des fédérations. Une accusation que l’institution dément, affirmant n’intervenir que sur saisine du ministère des Sports, conformément à la Charte olympique et à la législation ivoirienne.
Le CNO-CIV cite plusieurs exemples (boxe, rugby) où son implication a été sollicitée pour résoudre des crises internes.
Fédérations en crise : le CNO-CIV contre-attaque
Le communiqué met en lumière de nombreuses crises internes au sein de fédérations membres du Groupe Solidarité : contestations électorales, accusations de mauvaise gestion, mandats expirés ou encore conflits de gouvernance.
Parmi les cas évoqués figurent les fédérations de judo, rugby, badminton, tennis de table ou encore canoë-kayak, où des irrégularités graves sont signalées.
Un appel implicite à la responsabilité
Pour le CNO-CIV, ces tensions internes démontrent que les difficultés ne relèvent pas de son action, mais de la gouvernance propre des fédérations concernées.
L’instance olympique réaffirme ainsi sa volonté de poursuivre sa mission de développement du sport ivoirien, tout en appelant à plus de responsabilité au sein du mouvement sportif national.
SERCOM CNO