L’objectif de ces formations était de renforcer les capacités des participants à exploiter les données issues des enquêtes afrobarometer, afin d'améliorer la qualité de leurs analyses, recherches, actions de plaidoyer et de leurs productions professionnelles.
Des journalistes venus du Burkina Faso, des Comores, du Gabon, de la Guinée, du Mali, du Niger et du Togo ont notamment été formés à l'utilisation des données d'afrobarometer dans leurs reportages. Ils ont appris à interpréter les résultats des enquêtes et à maîtriser l'outil d'analyse en ligne développé par le réseau.
Les représentants des organisations de la société civile ont renforcé leurs compétences afin de mieux porter la voix des citoyens sur les questions de gouvernance ainsi que sur les enjeux économiques et sociaux. Ils sont désormais davantage outillés pour produire des analyses fondées sur des données probantes à destination des décideurs publics et améliorer la qualité de leurs rapports et actions de plaidoyer.
Les auditeurs du ministère de l'Economie, des Finances et du Budget ont, quant à eux, acquis une meilleure compréhension des besoins exprimés par les populations à travers les données d'afrobarometer, dans l'optique de favoriser une planification des politiques publiques davantage fondée sur des preuves.
Pour Delphine Ouendeno, directrice nationale de la promotion et de la régulation des ONG et mouvements associatifs au ministère de l'Administration du territoire et de la Décentralisation, les données produites par afrobarometer constituent une ressource précieuse pour orienter les actions de plaidoyer des organisations de la société civile en faveur d'un développement durable des territoires.
Selon Djenabou Barry, directrice générale de l'Institut supérieur de l'information et de la communication de Kountia, ces données représentent « une mine d'or » pour les enseignants-chercheurs et les étudiants. Elle estime qu'elles offrent des informations fiables et pertinentes pour la production scientifique et alimentent la réflexion sur les enjeux de développement et de gouvernance.
L'ambassadeur du Japon en Guinée, Kato Ryuichi, a également salué l'initiative. Il a souligné que les données d'Afrobarometer sont essentielles pour mener des analyses solides sur les réalités sociales, économiques et politiques du continent africain. De son point de vue, ces formations permettent aussi aux médias de diffuser une information plus transparente et plus fiable, contribuant ainsi au renforcement de la confiance démocratique.
De son côté, le directeur de Stat View International, Aliou Barry, a rappelé le rôle stratégique des médias dans la vulgarisation des données. « Les médias jouent un rôle irremplaçable dans la transformation des données en informations accessibles, compréhensibles et utiles aux citoyens », a-t-il déclaré, précisant que ces formations visent à encourager une meilleure intégration des données dans la pratique journalistique.
Afrobarometer est un réseau panafricain spécialisé dans les enquêtes d'opinion publique. Présent dans 45 pays, il a réalisé plus de 450 000 entretiens représentant les opinions de près de 75 % de la population africaine.