Dans la nuit du 17 juin, un protocole d’accord inédit a été signé à distance, marquant une avancée que de nombreux observateurs qualifient déjà d’historique. Le président américain Donald Trump a apposé sa signature depuis Versailles, aux côtés de son homologue français Emmanuel Macron, tandis que le président iranien Massoud Pezeshkian validait le document depuis Téhéran.
Ce mémorandum, structuré en 14 points, prévoit notamment la cessation immédiate des hostilités et la réouverture progressive du détroit stratégique d’Ormuz, essentiel au commerce mondial du pétrole.
En contrepartie, l’Iran s’engage à diluer son uranium enrichi, ouvrant ainsi la voie à un apaisement des tensions liées à son programme nucléaire. L’accord inclut également la levée progressive des sanctions américaines, notamment celles pesant sur les exportations pétrolières iraniennes, ainsi que le déblocage d’avoirs financiers gelés.
Le document porte également la signature du Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, qui a joué un rôle clé en tant que médiateur dans ces négociations sensibles.
Pour Téhéran, cet accord est porteur d’un message fort. « Il s’agit d’un document historique […] la paix sera instaurée dans le respect mutuel », a déclaré Massoud Pezeshkian.
Toutefois, les observateurs appellent à la prudence. Ce protocole ne constitue pas encore un traité de paix définitif. Les questions les plus sensibles, notamment le dossier nucléaire, restent en suspens et devront être tranchées lors de prochaines négociations prévues en Suisse dans un délai de 60 jours.
En attendant, cet accord ouvre une fenêtre d’espoir dans une région marquée par des années d’instabilité, et pourrait redessiner durablement les équilibres géopolitiques internationaux.