D’après les informations du média britannique, le président de la FIFA, Gianni Infantino, envisagerait la création de sociétés commerciales dédiées à la gestion de la Coupe du monde. Ces nouvelles entités pourraient accueillir des investisseurs privés à hauteur de 20 % de leur capital.
Toujours selon The Times, la FIFA aurait adressé un courrier à ses 211 fédérations membres afin de recueillir leur position sur ce projet. La date limite de réponse aurait été fixée au 19 septembre 2026. La future structure commerciale serait valorisée à près de 20 milliards de dollars.
Le journal affirme également que plusieurs investisseurs potentiels seraient proches du président américain Donald Trump, dont les relations avec Gianni Infantino se seraient renforcées à l’occasion de la dernière Coupe du monde.
Par ailleurs, le président de la FIFA pourrait, à l’issue de son mandat en 2031, occuper le poste de « commissaire » de cette nouvelle société, une fonction susceptible de lui garantir des revenus conséquents.
L’annonce de ce projet provoque de nombreuses réactions dans le monde du football. Parmi les opposants figure l’UEFA, qui estime qu’une telle initiative risque de porter atteinte à l’identité culturelle et sportive de la Coupe du monde.
Dans un communiqué publié sur le réseau social X, l’instance européenne dénonce une initiative qu’elle juge contraire aux principes fondamentaux du football.
« Cela franchit une ligne que les instances dirigeantes du football ne devraient jamais franchir. (…) Aucun d’entre nous n’est propriétaire du football. Ce n’est pas à la FIFA de le vendre », affirme l’UEFA, qui déplore également un manque de transparence sur les bénéficiaires potentiels de cette opération.
Au Royaume-Uni, le Premier ministre Andy Burnham s’est aussi opposé au projet. Sur X, il a déclaré :« La Coupe du monde n’est pas un produit. C’est la plus grande compétition sportive mondiale et elle n’a jamais appartenu à qui que ce soit pour être vendue. »
Si la FIFA n’a pas encore officiellement confirmé ces informations, le projet alimente déjà un vaste débat sur l’avenir de la gouvernance du football mondial et sur les limites de la commercialisation de sa composition.