Depuis sa création en 2013 à Lagos, au Nigéria, le DRIF s’est progressivement affirmé comme une plateforme de référence réunissant gouvernements, acteurs du numérique, organisations de la société civile et universitaires autour des enjeux liés aux droits numériques.
Moussa Waly Sene, chargé de programme pour l’Afrique francophone au sein de Paradigm Initiative, a souligné que le choix de la Côte d’Ivoire résulte d’une décision portée par « la communauté des DRIF ».
Selon lui, l’avenir numérique appartient à tous, insistant sur la nécessité d’impliquer l’ensemble des parties prenantes dans la construction de cet écosystème.
Au-delà des questions de connectivité, le forum met en lumière des enjeux plus profonds liés à l’équité et à la gouvernance du numérique.
Le directeur exécutif de l’organisation, 'Gbenga Sesan, a rappelé que l’inclusion numérique repose avant tout sur « l’équité, la responsabilité et le droit de façonner l’avenir numérique des pays du Sud ».
Durant trois jours, 124 sessions incluant ateliers, panels et démonstrations techniques sont programmées. Les échanges porteront, notamment sur l’intelligence artificielle, les technologies émergentes, la protection des données, la cybersécurité, ainsi que les libertés numériques et les droits humains.
Un panel avec la participation de Baha El-Taweel, Nnenna Nwakanma, Marthe Coulibaly et Meseret Melat Fassil illustre la diversité des acteurs engagés.
Le DRIF 2026 sera également marqué par des annonces majeures, notamment la publication du rapport 2025 sur les droits numériques en Afrique, couvrant désormais 29 pays, ainsi que le lancement de DROL, une plateforme d’apprentissage accessible à la demande.
Notons qu'une quinzaine de journalistes ont reçu une formation sur le droit numérique, l'hygiène numérique et l'inclusion numérique.