Cette décision fait suite à l’attaque meurtrière d’un convoi de carburant survenue le 29 janvier dans l’ouest du pays. L’assaut, attribué à des groupes jihadistes, a coûté la vie à au moins 15 chauffeurs, voire 18 selon des témoignages, et entraîné la destruction de plusieurs camions-citernes. Les corps des victimes n’auraient toujours pas été rapatriés, selon le syndicat.
Réunis en assemblée générale, les chauffeurs ont exprimé leur colère face à cette situation, exigeant le rapatriement des dépouilles laissées entre Kayes et Diboli. En attendant une solution, toutes les activités de transport et de déchargement sur cet axe stratégique demeurent suspendues.
Depuis plusieurs mois, les attaques du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (Jnim), affilié à Al-Qaïda, ciblent régulièrement les convois de carburant, aggravant la pénurie et paralysant une partie de l’économie malienne.