Les informations de l’agence de presse précisent que l’organe chargé d’examiner les accusations a conclu que le britannique Karim Khan avait entretenu une relation inappropriée avec une collaboratrice placée sous son autorité, et que des éléments permettaient d’établir des contacts sexuels non consentis.
Les accusations viennent d’une avocate malaisienne qui travaillait comme membre de l’équipe de Karim Khan. Elle déclare avoir subi des actes de harcèlement et plusieurs agressions sexuelles lors de déplacements professionnels entre 2023 et 2024, notamment à New York, Paris, La Haye, Bogota et Kinshasa. Selon son témoignage, les faits se seraient produits dans un contexte marqué par un important déséquilibre hiérarchique.
Karim Khan conteste catégoriquement ces accusations. Ses avocats dénoncent une procédure irrégulière et affirment qu’un examen distinct mené par un collège de juges n’a pas permis d’établir les faits « au-delà de tout doute raisonnable ».
Les 125 États membres de la CPI doivent se prononcer sur son avenir lors d’un vote prévu le 24 juillet à New York. Une majorité d’au moins 63 États serait nécessaire pour entériner sa destitution.
Il faut noter que Karim Khan a été suspendu de ses fonctions le lundi 8 juin 2026.