Élections 2030 et déguerpissements
Interrogé sur le projet de nouvel organe électoral après la dissolution de la CEI le 6 mai 2026, il reste prudent :
« Nous allons à notre rythme. Nous ferons notre proposition au moment opportun. La prochaine élection aura lieu en 2030, nous avons le temps, on n’est pas pressé. Nous venons de finir le congrès, nous mettons d’abord en place nos instances. »
Sur les déguerpissements en cours, il a été sans détour : « Cela prouve que nous avons eu raison de lutter contre le 4ᵉ mandat. »
« Je suis prêt à discuter à tout moment »
Revenant sur la crise post-électorale, M. Gbagbo a affirmé : « Vous savez qu’on a fait la guerre… Moi, je ne fuis pas. Je n’ai pas de ligne rouge. Si on veut discuter, on discute. Je suis prêt à discuter à tout moment », a-t-il affirmé.
Un « Pacte social » pour tous les Ivoiriens
Pour le président du PPA-CI, il s’agit de donner un nouveau souffle à la lutte. L’ex-chef d’État présente son initiative comme un projet de société : « C’est un projet pour le jeune qui cherche un emploi, le planteur qui veut vivre du fruit de son travail, le citoyen qui veut être libre dans ses opinions, pour une nation qui veut se réconcilier avec elle-même. La croissance doit profiter à tous, et non à un clan. », a-t-il indiqué.
« Ce pacte social ne concerne pas seulement les militants du PPA-CI. Il s’agit de régler le problème des Ivoiriens pauvres », a insisté M. Gbagbo.
« Gagner le combat de la démocratie et de la prospérité »
Après avoir « gagné le combat du multipartisme », Laurent Gbagbo dit vouloir désormais « gagner celui de la démocratie et de la prospérité ».
« Nous ne pouvons accepter une Côte d’Ivoire qui profite à un seul groupe. Nous voulons une Côte d’Ivoire où chacun compte, où chacun a sa place. Défendre le pouvoir d’achat des familles, offrir des opportunités aux jeunes, promouvoir les femmes, renforcer la justice sociale, garantir les libertés : mon devoir n’est pas de préparer mon avenir, mais d’aider la Côte d’Ivoire à préparer le sien », a-t-il déclaré.
Ce nouveau cadre d’action intervient après la mobilisation « Trop, c’est trop » de juin 2025.