Porté par le gouvernement, le projet s’inscrit dans une stratégie de transformation structurelle de l’économie à travers l’industrialisation des filières agricoles.
L’objectif est d’encourager les investissements privés, nationaux et internationaux, afin d’augmenter significativement la part de noix de cajou transformées sur le territoire ivoirien, au lieu d’être exportées à l’état brut.
Selon Issouf Koné, délégué régional du Conseil du Coton et de l’Anacarde dans le Poro, la région produit environ 150 000 tonnes de noix de cajou par an. « La matière première est disponible, ce qui justifie l’implantation de cette zone agro-industrielle. Avec l’arrivée progressive des investisseurs, des emplois directs et indirects seront générés, contribuant au dynamisme économique local », souligne-t-il.
Cette initiative intervient dans un contexte de forte expansion de la filière. La production nationale de noix brutes de cajou est passée de 400 000 tonnes en 2011 à plus de 1 200 000 tonnes en 2022. L’anacarde s’impose désormais comme le deuxième produit d’exportation agricole du pays, derrière le cacao.
La zone agro-industrielle de Korhogo a été aménagée par le Conseil du Coton et de l’Anacarde dans le cadre du Projet de Promotion de la Compétitivité de la chaîne de valeur de l’Anacarde (PPCA). Ce programme vise à améliorer la productivité, la qualité et la compétitivité de la filière.
Dans la continuité de cette dynamique, l’État prévoit la création de trois autres zones agro-industrielles dédiées à l’anacarde à Bondoukou, Bouaké et Séguéla, confirmant ainsi sa volonté de faire de la transformation locale un levier majeur de développement régional.