Objectif : vérifier si les aides versées aux ménages vulnérables se traduisent réellement par une autonomie financière durable.
Le constat est encourageant.
À Amangoua-Koi, dans la commune de Port-Bouët, Adou Kouakou Richard incarne cette transformation. Parti de 50 poussins grâce au programme, il dirige aujourd’hui un élevage de 400 sujets. Son secret : l’adhésion à sept Associations de Valorisation de l’Entraide Communautaire (AVEC), véritables moteurs d’épargne et de microcrédit.
Les sept AVEC locales regroupent 230 membres. En 2025, elles ont mobilisé plus de 20 millions FCFA d’épargne et accordé 18 millions FCFA de crédits pour financer des activités génératrices de revenus.
À Treichville, dans le quartier Biafra, l’AVEC « Djiguissêmê » a célébré le partage de près de 1,9 million FCFA après neuf mois d’efforts collectifs. Chacune des 26 membres est repartie avec un capital pour lancer ou renforcer son activité.
À Cocody-Village, quatre femmes ont mutualisé leurs allocations pour se lancer dans le fumage de poissons. Sensible aux conditions de travail difficiles, la ministre a promis de leur offrir des fours améliorés afin d’optimiser leur production.
Au-delà de l’appui financier, la formation occupe une place centrale. Des Consultants Agents Communautaires encadrent les bénéficiaires, notamment sur les stratégies marketing et la gestion.
Au terme de sa tournée, la ministre a exprimé sa satisfaction. Pour elle, les filets sociaux productifs s’imposent désormais comme un levier déterminant de la stratégie nationale de réduction de la pauvreté, saluant la résilience des populations et leur capacité à transformer l’aide reçue en véritables opportunités économiques.