Dans un communiqué publié ce lundi sur ses réseaux sociaux, le FC OSA annonce avoir officiellement saisi l’instance arbitrale internationale. Le club indique avoir déposé une déclaration d’appel le 5 août 2026, contestant ainsi la décision rendue le 8 juillet 2026 par la Commission de Recours de la FIF.
Dans un courrier daté du 13 août, le TAS aurait confirmé au FC OSA la réception de sa déclaration d’appel ainsi que des documents transmis dans le cadre de la procédure. Cette saisine marque une nouvelle étape dans un dossier qui oppose désormais le club aux décisions successives des instances disciplinaires ivoiriennes.
Le FC OSA conteste les décisions de la FIF
À l’origine, le FC OSA avait contesté une décision de la Commission de Discipline de la FIF devant la Commission de Recours. N’ayant pas obtenu gain de cause, le club a choisi de poursuivre sa démarche devant le TAS.
Mais au-delà de son recours, le FC OSA dit vouloir attirer l’attention sur plusieurs éléments de la procédure qui, selon lui, soulèvent des interrogations.
Le club rappelle notamment que la procédure initiale visant l’ES Agboville avait été engagée par l’ISCA. Le FC OSA, ainsi que le RCA et Zoman FC, avaient ensuite rejoint cette démarche, estimant que les faits dénoncés nécessitaient un examen approfondi.
La situation a toutefois évolué avec le retrait successif de certains clubs. Selon le FC OSA, ISCA a finalement retiré sa plainte, avant que Zoman FC ne se retire également. Le RCA et le FC OSA ont, pour leur part, soutenu la poursuite de la procédure.
Le FC OSA soulève également une divergence qu’il juge préoccupante entre les décisions des deux commissions de la FIF concernant le paiement des frais de procédure.
Le club affirme que la Commission de Discipline lui avait reproché de ne pas avoir réglé la somme de 500 000 FCFA exigée dans le cadre de sa démarche. Or, selon le FC OSA, la Commission de Recours aurait indiqué qu’ISCA ne se serait pas acquitté de cette même somme lors du dépôt de sa plainte initiale.
Le club s’interroge ainsi sur les différentes appréciations faites par les deux commissions concernant une même obligation financière.
Dans le cadre de la constitution de son dossier devant le TAS, le FC OSA indique avoir sollicité officiellement la FIF et ISCA afin d’obtenir une copie de la décision rendue par la Commission de Discipline dans l’affaire opposant ISCA à l’ES Agboville.
Selon le club, la FIF lui aurait répondu par courrier qu’elle ne pouvait donner une suite favorable à cette demande.
Le FC OSA évoque également les difficultés rencontrées dans sa démarche auprès d’ISCA.
Le club affirme qu’un responsable du club, M. Dembélé, avait initialement réceptionné le courrier et apposé une décharge. Mais, selon le FC OSA, cette décharge aurait été restituée dès le lendemain, le responsable expliquant que les dirigeants d’ISCA estimaient qu’il n’était pas habilité à réceptionner le document.
Le FC OSA indique avoir ensuite tenté de déposer officiellement le courrier au siège d’ISCA. Le club affirme que la secrétaire aurait refusé de le réceptionner malgré l’insistance du coursier et plusieurs échanges téléphoniques.
Une situation que le FC OSA juge difficilement compréhensible, notamment parce qu’ISCA était à l’origine de la procédure contre l’ES Agboville.
Le club s’interroge donc publiquement sur les raisons pour lesquelles la décision issue de cette procédure ne pourrait pas lui être communiquée alors qu’il avait rejoint la démarche initiée par ISCA.
Après le retrait d’ISCA et de Zoman FC, le RCA et le FC OSA avaient soutenu la poursuite de la procédure. À ce jour, le FC OSA affirme être le seul club à avoir porté l’affaire devant le TAS.
La procédure oppose désormais le FC OSA, la FIF et l’ES Agboville devant l’instance arbitrale sportive.
Le club tient toutefois à préciser que la saisine du TAS ne signifie aucunement qu’une décision a déjà été rendue en sa faveur.
« La saisine du TAS ne préjuge en rien de l’issue de la procédure », souligne le FC OSA, qui dit vouloir simplement faire valoir ses droits et présenter ses arguments devant l’instance compétente.
Le club affirme rester attaché aux principes d’équité, de transparence et de justice sportive, estimant que les différentes interrogations soulevées dans ce dossier doivent pouvoir être examinées avec rigueur par les instances compétentes.