La situation était tout autre, il y a moins de dix ans. En 2017, seuls quatre sélectionneurs africains occupaient un banc. Depuis trois éditions consécutives, la tendance s’est inversée, traduisant un changement de stratégie des fédérations, qui recrutent désormais localement.
Les succès récents ont renforcé cette confiance. Les trois dernières CAN ont été remportées par des entraîneurs africains, de Djamel Belmadi à Aliou Cissé, jusqu’à Emerse Faé en 2024. L’exploit de Walid Regragui avec le Maroc lors du Mondial 2022 a également contribué à changer le regard porté sur les techniciens du continent.
La CAN 2025 marque même un pas supplémentaire, avec la montée en puissance d’entraîneurs formés localement. Sénégal, Cameroun, Tunisie, Gabon ou Zambie ont fait le choix de techniciens du cru, tandis que d’autres sélections misent sur des entraîneurs africains non nationaux. Les techniciens européens et sud-américains restent présents, mais leur rôle n’est plus central.
Au-delà des chiffres, cette CAN confirme une transformation profonde : les bancs africains se professionnalisent et gagnent en crédibilité. Une évolution assumée, durable, et désormais ancrée dans le paysage du football continental.
Source : Afrik-Foot