Déjà en 2017, les Ivoiriens avaient connu une sortie prématurée dès la phase de groupes après leur sacre continental. Une situation qui s’inscrit dans une tendance observée depuis la CAN 2010 : les champions d’Afrique en titre peinent à confirmer lors de l’édition suivante.
Premier cas marquant, l’Égypte, vainqueur en 2010, n’avait même pas réussi à se qualifier pour la CAN 2012 organisée au Gabon et en Guinée équatoriale. La Zambie, sacrée en 2012, fut éliminée dès la phase de groupes en 2013. Le Nigeria (2015) n’a pas participé à la compétition, tandis que la Côte d’Ivoire (2017) et l’Algérie (2021) ont également quitté le tournoi dès le premier tour. Le Cameroun (2019) et le Sénégal (2023) se sont arrêtés en huitièmes de finale.
Pourtant, très attendue au Maroc, la sélection ivoirienne semblait bien partie pour briser ce sort. Solides en phase de groupes avec deux victoires et un match nul, les Éléphants avaient confirmé en huitièmes de finale en dominant largement le Burkina Faso (3-0). Mais en quart de finale, ils ont été freinés par l’Égypte emmenée par Mohamed Salah.
Avec cette qualification en quarts de finale, la Côte d’Ivoire signe néanmoins la meilleure performance d’un tenant du titre depuis 2010, confirmant à la fois sa compétitivité et la difficulté persistante pour un champion en titre de défendre son sacre continental.