« Je ne ressens pas la même ambiance qu’au Gabon ou en Côte d’Ivoire », a déclaré Broos. Selon lui, l’engouement populaire est quasiment absent. « En Côte d’Ivoire ou au Gabon, on sentait que le pays vivait pour le tournoi. Quand on se rendait à l’entraînement, les gens agitaient des drapeaux, saluaient les équipes. Ici, il n’y a rien de tout cela », a-t-il regretté, rapporte l'envoyé spécial d'Abidjansport.
Le sélectionneur sud-africain pointe également du doigt la faible affluence dans les stades. « Personne n’est venu assister à notre match contre le Zimbabwe, ni à celui face à l’Angola. En Côte d’Ivoire, lors de nos rencontres contre le Mali, la Tunisie ou la Namibie, les tribunes étaient pleines », a-t-il rappelé, soulignant selon lui un manque d’implication de la population locale.
Hugo Broos a aussi dénoncé des dysfonctionnements organisationnels inquiétants. « Ma famille était présente lors de notre match contre l’Égypte. Avant même le coup d’envoi, c’était le chaos. Certaines personnes munies de billets n’ont pas pu entrer dans le stade, pendant que d’autres, sans ticket, y accédaient. Ma femme a eu peur », a-t-il confié.
Pour le technicien belge, l’ensemble de ces éléments nuit à l’image de la compétition. « L’organisation est déplorable », a-t-il dénoncé, dressant un constat sévère sur cette édition marocaine de la CAN, qu’il estime loin des standards observés lors des précédentes éditions en Afrique de l’Ouest.
Avec San Severin