Objectif principal : disposer de connaissances solides pour orienter les investissements et les décisions de protection, avec un focus particulier sur le bassin du Bandama.
Le ministre Jacques Assahoré a rappelé que les neuf premières éditions ont rassemblé plus de 5 000 participants et a souhaité voir cette dynamique se poursuivre pour faire évoluer les pratiques de protection et d'usage de l'eau.
Après une édition 2025 centrée sur l'innovation technologique et les apports de la télédétection et de la géomatique, l'édition 2026 entend franchir un cap : examiner comment ces outils peuvent mieux servir la prévention des pollutions et la protection durable de la ressource.
Le ministre a alerté : « Une rivière polluée, une nappe contaminée ou un bassin versant dégradé fragilise l'alimentation en eau potable, l'agriculture, la pêche et les activités des entreprises ».
S'appuyant sur l'OMS et l'UNICEF, il a rappelé que 2,1 milliards de personnes ne disposaient toujours pas de services d'eau potable gérés en toute sécurité en 2024.
Le ministre a également annoncé quatorze projets structurants présentés en septembre 2026 à Abidjan, pour un investissement prévisionnel de près de 229,76 milliards de FCFA sur la période 2027-2032, incluant restauration des bassins versants, résilience climatique, création d'un laboratoire national de la qualité de l'eau et d'un système national intégré d'information sur l'eau.
Au plan national, il a mis en avant les progrès réalisés : le taux d'accès à l'eau potable est passé de 50% en 2011 à 80% en 2024 selon le bilan gouvernemental 2011-2025, sous l'impulsion du Président de la République. Un cadre juridique renforcé avec la loi n°2023-902 du 23 novembre 2023 portant Code de l'eau et la Gestion Intégrée des Ressources en Eau doivent permettre de faire face aux pressions que constituent l'orpaillage illégal, les rejets industriels, les déchets et certaines pratiques agricoles.