Selon le journal « Le Monde », Ouagadougou a fixé à la France un délai de sept jours, à compter du 26 juin, pour fermer son ambassade.
Le communiqué précise que cette décision concerne exclusivement les relations institutionnelles entre les deux États et ne remet pas en cause les liens historiques, humains et culturels entre les peuples burkinabè et français. Elles ont également appelé la population à respecter les ressortissants français présents sur leur territoire.
De leur côté, les autorités françaises ont annoncé « prendre acte » de cette « décision unilatérale (…) hostile et sans fondement qui illustre la dérive préoccupante des autorités burkinabés ». « Les mesures de réciprocité qui s’imposent sont en cours d’examen », a ajouté le Quai d’Orsay.
Cette rupture marque une nouvelle étape dans la dégradation des relations entre les deux pays, amorcée après l'arrivée au pouvoir du capitaine Ibrahim Traoré en 2022. Depuis, les coopérations militaire et diplomatique ont été progressivement démantelées, tandis que Ouagadougou s'est rapproché de nouveaux partenaires, notamment au sein de l'Alliance des États du Sahel.