Après leur large succès à Lubumbashi, les Ivoiriennes ont confirmé leur supériorité face aux Congolaises, mardi 13 octobre 2026, au stade Félix-Houphouët-Boigny d’Abidjan. Les joueuses de Reynald Pedros se sont imposées sur le score de 3-0 grâce aux réalisations de N’Sira Safi (18e), Nadja Méité (24e) et Seri Ruth (90e+3).
Si le résultat permet aux Éléphantes de poursuivre leur parcours dans ces éliminatoires, la prestation collective n’a toutefois pas convaincu leur entraîneur. En conférence de presse d’après-match, Reynald Pedros a pointé du doigt le manque de mouvement, l’absence de cohésion et le non-respect des consignes lors de la première période.
« On fait une première mi-temps sans vie, sans rien, sans mouvement. Il n’y a rien qui se passe collectivement. L’attitude n’était pas bonne, ce qu’on avait mis en place n’a pas été respecté », a-t-il regretté.
Selon le technicien français, les deux premiers buts sont davantage le fruit d’exploits individuels que d’actions collectives construites.
La seconde période lui a semblé légèrement meilleure, sans pour autant répondre à ses attentes. « On peut mieux faire à tous les niveaux », a-t-il insisté, estimant que son équipe doit afficher davantage de maîtrise malgré l’ampleur du score.
Des lacunes défensives toujours préoccupantes
Pour retenir un motif de satisfaction sur l’ensemble de cette double confrontation, Reynald Pedros préfère se référer à la seconde période du match aller disputé à Lubumbashi. Le sélectionneur a néanmoins salué un objectif atteint lors de la manche retour : préserver sa cage inviolée.
« On s’était fixé un deuxième objectif après la qualification, c’était de ne pas prendre de but sur ce deuxième match parce que ça faisait six ou sept matchs qu’on prenait un but à chaque match », a-t-il expliqué.
Au-delà de ce résultat positif, le technicien reste préoccupé par les insuffisances défensives de son équipe. Des difficultés déjà observées lors de la dernière Coupe d’Afrique des nations (CAN), disputée en août au Maroc, et qui, selon lui, n’ont pas encore été résolues.
Malgré les changements opérés et les ajustements tentés par le staff, la recherche d’un équilibre défensif demeure un chantier prioritaire.
Le sélectionneur déplore notamment le contraste entre le potentiel offensif des Éléphantes, capables d’inscrire plusieurs buts, et leur fragilité derrière. Une irrégularité qui complique la gestion des rencontres et empêche l’équipe de développer son jeu avec davantage de sérénité.
« C’est frustrant parce qu’on se dit qu’on pourrait passer des matchs tranquilles, avec beaucoup plus de spectacle, et puis on se gâche un peu le match sur des attitudes, sur des manques de qualité à un moment donné », a-t-il souligné.
La qualification en poche, les Éléphantes doivent désormais se tourner vers le troisième tour, où elles affronteront le Cameroun, champion d’Afrique. Cette prochaine confrontation, prévue entre le 23 février et le 6 mars 2027, s’annonce plus exigeante pour la capitaine Kakounan Bernadette Amani et ses coéquipières.
Avec cette qualification acquise face à la RDC, la Côte d’Ivoire poursuit sa quête d’une place au tournoi féminin de football des Jeux Olympiques de Los Angeles 2028. Mais face au Cameroun, les Éléphantes devront afficher un visage plus abouti, notamment sur le plan collectif et défensif, pour espérer poursuivre leur aventure.